Un triplé pour l’Histoire

Posté par Bruno le 29 décembre 2010

Jérôme Fernandez

 Jérôme Fernandez et les Bleus au sommet du handball depuis trois ans (Panoramic)

 

Tops 2010, N°4. Après les Jeux Olympiques de 2008 et le Mondial de 2009, les Experts ont mis, en janvier 2010, la main sur le titre européen, ce qui leur a permis de devenir la première équipe à détenir les trois couronnes en même temps. Du très grand art.

 

 

Une équipe pour les gouverner tous. En paraphrasant J.R.R Tolkien, voici comment résumer aujourd’hui ce que représente la France dans l’univers du handball masculin.

Jamais, dans l’histoire de ce sport, une nation n’avait détenu les trois grands titres en même temps, à savoir les Jeux Olympiques et les couronnes mondiale et européenne.

Cet exploit inédit, les Experts l’ont parachevé en janvier dernier lors d’un Euro en Autriche débuté dans la douleur, mais achevé de la plus belle manière, par un  succès en finale face au rival croate (25-21). Celui-là même qu’ils avaient déjà battu en finale du Mondial un an plus tôt, chez lui à Zagreb (24-19).

De là à dire que les nuits d’Ivano Balic et de ses petits camarades sont hantées par une folle sarabande de maillots bleus… En tout cas, Didier Dinart, lui, savourait ces succès, non sans un brin de forfanterie : «Les Croates ont quand même progressé. Ils avaient mis 19 buts à Zagreb, là, ils en ont mis 21 ! Sauf que malheureusement pour eux, ils sont toujours à 4 buts…»

Des débuts difficiles
Pourtant, avant cette si belle apothéose, les Bleus ont souffert mille maux face à des adversaires rêvant tous de les faire tomber de leur piédestal. Ainsi, dès leur entrée en scène, les hommes de Claude Onesta étaient accrochés par la Hongrie (29-29).

Et encore, sans le symptôme du petit bras ayant affecté les Magyars en fin de match, alors qu’ils comptaient quatre longueurs d’avance à cinq minutes de la fin (25-29), la chute aurait été au rendez-vous.

Pour l’anecdote, il faut savoir que la Hongrie, vidée par ses efforts contre les Tricolores, allait ensuite perdre ses deux matches et disparaitre dès le premier tour. Un signe qui ne trompait pas sur l’extrême motivation des adversaires des Français…

Derrière, la bande à Nikola Karabatic ne rassurait guère en s’imposant sur la plus courte des marges face à la République tchèque (21-20), avant de concéder un nouveau score de parité face au vieil ennemi espagnol (24-24).

Conséquence mathématique, la France abordait le tour principal avec 3 unités au compteur, au coude à coude avec la Pologne et l’Espagne. Autrement dit, les Bleus s’en sortaient bien, tout en sachant qu’ils n’avaient plus le droit à l’erreur.

La machine est lancée
Le scénario parfait en somme pour des Tricolores jamais plus forts que dos au mur. Premiers à en faire les frais, leurs «amis» allemands, définitivement écartés de la course aux demi-finales après cette défaite (24-22). Mais la manière continuait de faire défaut.

Alors face à la Slovénie, Michael Guigou et consorts haussaient enfin la cadence (37-28), avant de décrocher la première place du groupe en surclassant de la tête et des épaules la Pologne (29-24).

La machine était lancée côté français. Physiquement, là où les autres nations commençaient à piocher, les Bleus, eux, profitaient de la profondeur de leur banc pour faire la différence.

La différence de niveau s’avérait alors rédhibitoire pour les Islandais, éparpillés aux quatre coins du terrain et taillés en pièces (36-28) comme lors de la finale des JO 2008 (28-23).

Ne restait donc plus, pour boucler la boucle, qu’à se défaire des Croates. Mission accomplie au terme d’une finale d’abord longtemps indécise (12-12 à la pause), puis totalement maitrisée par les Français lors d’une seconde période aux allures de chef d’œuvre handballistique (25-21).

D’une solidité exceptionnelle en défense, avec un dernier rempart infranchissable du nom de Thierry Omeyer, élu récemment meilleur gardien de l’histoire ; trouvant toujours une individualité (Karabatic, Guigou, Narcisse, Fernandez, Abalo…) capable de faire la différence, la France a atteint de nouvelles cimes.

Certes, la démonstration aura été moins implacable et ultra-dominatrice que celle réalisée aux Jeux de Pékin ou au Mondial.

Certes, cette compétition démontre que la marge des Experts diminue. Mais quelle importance eu égard à l’exploit réalisé, qui appelait ce commentaire de Thierry Omeyer : «C’est magnifique ce que l’on a réalisé sur ces 10 jours en Autriche. On est monté en puissance pour terminer en apothéose. On a fait plier les équipes. On réalise ce fameux triplé dont tout le monde nous parlait. Aujourd’hui, on peut le dire, on marque l’Histoire même si c’est difficile à réaliser. C’est grand mais on sait que ça a été très dur. On est sur notre nuage.» 

Et Jérôme Fernandez de conclure, en guise d’avertissement pour tous ceux qui attendent avec impatience le déclin de l’empire hexagonal : «Tant qu’on n’aura pas arrêté notre carrière et tant qu’on n’aura pas pris un peu de recul, on ne se rendra jamais compte. Tant qu’on peut gagner, on continuera à gagner parce qu’il y a une envie qui est énorme dans cette équipe.»

par Cédric Callier

(source : www.sport24.com/)

3 Réponses à “Un triplé pour l’Histoire”

  1. bbkdsport dit :

    en ce moment ils sont bien partis seront ils gardes leur titre de champion du monde?reponse dans quelques jours

  2. streaming vo dit :

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  3. bbkdsport dit :

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    en vous remerciant par avance

    cordialement

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