Adieu l’Europe

Posté par Bruno le 18 avril 2010

Allison Pineau (à gauche) et les Messines n’ont pas réussi à trouver la faille dans le mur dressé par Podgorica.  La défaite n’en est que plus amère.  <sp />Photo</span>Pascal BROCARD » class= » paysage » /></font></h1>
<p class=Allison Pineau (à gauche) et les Messines n’ont pas réussi à trouver la faille dans le mur dressé par Podgorica. La défaite n’en est que plus amère. PhotoPascal BROCARD

Metz quitte l’Europe avec frustration. Le champion de France, dominé par une équipe de Podgorica intrinsèquement supérieure, n’a pas comblé l’écart de sept buts concédé au Monténégro.

Adieu l’Europe, le tumulte qui agite le Vieux-Continent, le parfum si envoûtant qui s’en dégage. Hier, Metz a mis un terme à son aventure continentale en s’inclinant d’un but dans sa salle. Soit huit réalisations en y ajoutant le passif concédé à Podgorica la semaine dernière.

Même loin du climat délétère du Monténégro, le champion de France n’est donc pas parvenu à forcer son destin, à pousser la porte d’une finale européenne qui aurait, à jamais, modifié son histoire moderne : « Et pourtant, nous en avions l’opportunité », soupir émanant de Katty Piéjos, isolée dans un coin des Arènes, le regard vague, au coup de sifflet final.

Ladite opportunité n’aura survécu que trente minutes. Dans le ton du match, avec agressivité et en se parant d’une solide force de persuasion, les partenaires d’Isabelle Wendling prenaient la mesure de leurs adversaires.

Dans une poudrière qui ne réclamait qu’une étincelle pour s’embraser, Isabelle Wendling, valeureuse capitaine qui a honoré, hier, son ultime numéro européen, plaçait les siennes sur orbite (11-10, 24 e).

Kysucanova mettait son grain de sel avant qu’Abdellahi ne clôture le premier acte (13-10, 30 e). L’espoir d’une qualification homérique transpirait dans l’antre messin. La promesse sera finalement sans lendemain. Une fois encore, comme dans les Balkans à l’aller, Metz est ressorti des vestiaires l’âme troublée.

« Nous ne méritions pas de passer »

Ses vertus morales évaporées, l’hôte tendait inexplicablement le dos à des Monténégrines imperméables à toute forme de pression. Habituées à la ferveur nauséabonde de leur salle du Moraca, les joueuses de Dragan Adzic infligeaient un 6-2 piquant aux Mosellanes (15-16, 41 e).

« On flanche en défense, on laisse des espaces. Elles se montrent plus provocatrices que nous,  plus agressives aussi… », égraine Katty Piéjos. Une double constance a également pesé de tout son poids sur les débats : la supériorité des individualités monténégrines, emmenées par une base arrière tonitruante de laquelle émergeaient Bulatovic et Jovanovic ; la seconde, anecdotique, relève de l’attitude détestable des supporters de cette formation.

Hier, la petite délégation monténégrine de dix spectateurs a encore trouvé le moyen de s’illustrer en tribunes à la 42 e. Echauffourées, expulsions de la salle, la friction aura définitivement plombé un moral messin déjà bien entamé.

A l’heure du bilan, Bertrand François éludait ces troubles extra-sportifs. Déçu, dépité de la tendresse de ses joueuses durant cette demi-finale retour de Coupe des Coupes, le technicien ne pouvait masquer son dépit : « A la mi-temps, je pensais l’exploit encore possible. Mais à chaque contact, nous avons montré nos limites. Nous ne méritions pas de passer ».

« Forcément décevant »

Delphine Guehl : « Se faire éliminer aux portes de la finale, c’est forcément décevant. Les Monténégrines ont été plus méchantes, plus roublardes. Il aurait fallu être à 120 %, faire pareil qu’elles. A titre personnel, quitter la Coupe d’Europe sur une demi-finale, c’est mieux que sur un quart mais c’est dommage, surtout qu’on a un groupe sympa. »

Allison Pineau : « On aurait pu faire beaucoup mieux, être plus hargneuses. L’écart de sept buts était sûrement trop important pour espérer quelque chose sur le retour. Mais j’étais la première à y croire. Maintenant, il nous reste trois objectifs, on peut encore faire de belles choses. »

Sabrina Abdellahi : « C’est une grosse déception. On n’a pas été assez combattives et on n’a pas répondu présent physiquement. Comme au match aller, on a été trop gentilles, certaines filles n’ont pas mis assez d’impact. En plus, cette Coupe d’Europe manque au palmarès du Metz Handball, c’est regrettable d’échouer en demi-finale. Et perdre cette rencontre, chez nous, cela enfonce le clou. »

Katty Piejos : « C’est déprimant. Podgorica est resté sur la même dynamique qu’à l’aller, avec une grosse défense et trois joueuses clés qui nous ont fait mal. »

Bertrand François sur le départ

La rumeur s’épaissit et transpire des couloirs de Metz-Handball : Bertrand François ne serait plus aux manettes du champion de France la saison prochaine.

Revenu à la tête du club l’été dernier, en remplacement de Sandor Rac, l’entraîneur ne verrait pas son contrat reconduit par la direction, sauf concours de circonstances.

Interrogé à ce sujet hier, le président Thierry Weizman niait toutefois en bloc la véracité de l’information : « Je ne ferai aucun commentaire… L’un des objectifs assigné à Bertrand était de se qualifier en demi-finale de Coupe d’Europe. Et il y est parvenu ».

Ce bon parcours européen apparaîtrait toutefois insuffisant pour sauver le poste du technicien messin. La direction du club aurait d’ailleurs brossé le portrait de son successeur.

Parmi les candidats potentiels, la piste la plus chaude mènerait à Sébastien Gardillou, actuel entraîneur du pôle espoirs de Chartres et également en charge des gardiennes de l’équipe de France féminine. Ce jeune technicien (34 ans), adjoint d’Olivier Krumbholz, vivrait sa première expérience professionnelle dans la Ligue Féminine de Handball.

Jean-Michel CAVALLI.

(source : www.republicain-lorrain.fr/)

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