Isabelle Wendling : « On va se fâcher ! »

Posté par Bruno le 14 avril 2010

Comme toujours, Isabelle Wendling ira au charbon, samedi, en demi-finale de Coupe des Coupes. Mais encore plus contre Podgorica. Une finale européenne en dépend !  <sp />Photo Pascal BROCARD</span> » class= » paysage » /> </font></h1>
<p class=Comme toujours, Isabelle Wendling ira au charbon, samedi, en demi-finale de Coupe des Coupes. Mais encore plus contre Podgorica. Une finale européenne en dépend ! Photo Pascal BROCARD

Isabelle Wendling n’envisage pas une fin malheureuse, samedi, en demi-finale retour de la Coupe des Coupes contre Podgorica. « Nous irons chercher les sept buts de retard. » Remontée, la capitaine messine !

Isabelle, vous avez perdu 28 à 21 au Montenegro, dimanche. Durant votre carrière, avez-vous déjà remonté autant de buts ?

« Bien plus que cela même ! En 1999, en quarts de finale de la Coupe des Coupes déjà, nous avions perdu de neuf buts à Krasnodar et nous avions gagné de onze chez nous, le jour où le Palais des sports a brûlé… »

• Cela ne relève donc pas du miracle ?

« C’est vrai que Podgorica est plus proche de la finale que nous. Qu’à partir de cinq buts d’écart, ça devient délicat. Mais avec les nouvelles règles du handball, l’engagement rapide, le jeu s’accélère. Sept buts, ce n’est pas insurmontable. »

• Surtout que le score aurait pu vous laisser encore moins d’espoir…

« A 26-13 à la 45 e minute, on a touché le fond. Heureusement, nous nous sommes réveillées à temps. Nous avons su réagir. Avec treize buts à remonter, là, ça aurait été mission impossible. »

• Comment comptez-vous combler ce retard, samedi ?

« On va se fâcher ! Nous avons été trop passives, trop laxistes là-bas. Nous devrons leur mettre la pression d’entrée, par une défense agressive. Les Monténégrines ont montré des choses intéressantes mais il y a la place pour passer. Nous devrons livrer un match de folie. »

• Metz est-il capable de sortir le grand jeu ?

« J’espère bien ! Regardez contre Byasen ( en quart de finale de la Coupe des Coupes, Metz avait remonté quatre buts aux Arènes). Au Havre, en championnat, on perdait de neuf buts, au final, on passe devant. »

• A titre personnel, c’est votre dernière chance de jouer et remporter une finale de Coupe d’Europe, avez-vous songé que samedi tout peut s’arrêter ?

« Non, cela ne m’a pas effleuré l’esprit. Nous n’avons jamais été si près d’une finale de Coupe d’Europe. J’espère que tout le monde en a pris conscience. Il ne faut pas laisser passer cette chance. Je veux qu’on se réveille dimanche avec le sentiment du devoir accompli. »

• Si vous remportez le match retour samedi, on ne voit pas ce qui pourrait vous arrêter pour décrocher le titre…

« A chaque jour suffit sa peine. On va déjà battre Podgorica. »

« L’orgueil et la révolte sont les mots d’ordre »

• Podgorica, c’était vraiment l’enfer ?

« Se déplacer là-bas n’est jamais très facile. Mais j’ai déjà connu pire en Macédoine. J’ai déjà subi les sifflets des supporters pendant soixante minutes. Pas facile… A Podgorica, on savait à quoi s’attendre, nous n’avons pas été déçues. »

• Un mauvais souvenir ?

« Je ne l’espère pas ! J’aimerais tant qu’on gagne samedi pour oublier ce déplacement tumultueux. L’environnement était détestable mais c’est bien notre jeu, ou plutôt notre non-jeu, qui nous a fait perdre. Vingt minutes d’absence, ça ne pardonne pas. »

• L’incident de dimanche ( un supporter monténégrin a agressé Bertrand François, l’entraîneur messin) peut laisser penser que le mauvais sort s’acharne sur Metz ?

« C’est regrettable qu’on puisse en arriver là : avoir peur qu’un supporter enragé puisse pénétrer sur l’aire de jeu. »

• Le club a porté réclamation. Qu’espérez-vous comme sanction à l’encontre de Podgorica ?

« A vrai dire, je me demande si l’EHF ( la Fédération européenne) est capable de prendre ses responsabilités. Un jour, il y aura un accident grave. Il y a quelques mois un entraîneur s’est en pris à une de nos joueuses ( Gunnar Prokop, l’entraîneur de Hypo Niederösterreich avait ceinturé Svetlana Ognjenovic en Ligue des Champions). Dimanche, c’était un coup de poing, la prochaine fois, qu’est-ce que ce sera ? »

• Quel sera votre discours de capitaine avant le combat, samedi ?

« Je ne sais pas, je ne prépare rien à l’avance. Comme d’habitude, je parlerai dans les vestiaires avant l’échauffement ou juste avant le début du match. Parfois, les filles sont tellement remontées que les paroles sont inutiles. Mais l’orgueil et la révolte sont, d’ores et déjà, les mots d’ordre. »

L’entraîneur de Metz agressé

Une nuit en enfer

Marjorie BEURTON.

(source : www.republicain-lorrain.fr/)

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