Une nuit en enfer

Posté par Bruno le 12 avril 2010

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Les cinq buts de Vesna Horacek entretiennent l’espoir à moins d’une semaine de la demi-finale retour aux Arènes. Photo Pascal BROCARD

Dans une ambiance détestable, Metz a sauvé les meubles, hier, en ne concédant « que » sept buts à son adversaire monténégrin. Le champion de France doit encore croire en sa première finale européenne.

L’enfer était promis aux Messines dans la poudrière de Podgorica. Un enfer émanant de tribunes incandescentes, un enfer sur le terrain face à des ogresses monténégrines, un enfer orchestré par une paire d’arbitres roumains à la réputation sulfureuse.

Hier, la prophétie s’est bien matérialisée dans cette demi-finale aller de la Coupe des Coupes. La réalité a même dépassé la fiction lorsqu’à deux minutes de la fin du temps réglementaire, Bertrand François, l’entraîneur lorrain, a essuyé un coup de poing d’un supporter intenable.

Rapidement maîtrisé par la sécurité, l’irrascible procurera peut-être au champion de France bien plus qu’une grosse frayeur : « Nous allons déposer réclamation. Décidément, après l’affaire Prokop, on vit une saison douloureuse. Mais cette fois, je souhaite le gain de la victoire, voire l’annulation du match retour et notre qualification directe pour la finale », déclarait, passablement courroucé, le président Thierry Weizman.

Dans sa grande sagesse, la Fédération européenne (EHF) prendra sans doute la mesure qui s’impose après l’incident Prokop, du nom du technicien coupable en Ligue des Champions d’une agression sur Svetlana Ognjenovic. Enfin, Metz, désormais abonné au tribunal viennois, l’espère…

« On se fait laminer »

Avant ce coup de sang, les partenaires d’Isabelle Wendling sont passées par toutes les couleurs. Un vert-rage vif, conséquence d’un arbitrage pour le moins suspect en première période, avec sept penaltys sifflés en faveur de leur adversaire.

Puis un rose honteux, eu égard à un début de seconde mi-temps catastrophique et dramatique. Non, l’emploi de ces sombres qualificatifs n’est pas galvaudé : en accumulant les fautes de goût dès l’entame du deuxième acte, les championnes de France ont laissé la furia monténégrine pénétrer chacun de leurs pores.

Dépassées, déboussolées par les inspirations dévastatrices de Bulatovic et Jovanovic (9/11 !), les joueuses de Bertrand François ont vécu une totale déliquescence dont la cause demeure floue : « On se fait laminer parce qu’on exploite mal, notamment, nos périodes de supériorité, avancera le technicien mosellan. Et puis nous avons affiché nos limites dans les tirs lointains face à une gardienne atypique. »

A moins treize buts à l’approche du dernier quart d’heure (26-13, 45 e), la cause paraissait entendue : Metz quittait, sanguilonant, l’aventure européenne avant même le match retour aux Arènes. Seulement, c’était avant le rouge vif empreint de révolte dont se paraient les Mosellanes.

L’épilogue, totalement à leur avantage grâce notamment à la résurrection de Vesna Horacek (5/5), laisse en effet un soupçon d’espoir de qualification : « Avant le match, je pensais qu’en n’excédant pas la barre des huit buts, on pouvait passer aux Arènes », soufflera Thierry Weizman au coup de sifflet final.

Metz, sept pieds sous terre, respirerait donc toujours. Samedi prochain, Podgorica, machine désorientée par le passage de son convive en défense 2-4 dans les ultimes minutes, ne pourra pas compter sur son arme maîtresse : la ferveur de son public, lorsqu’il ne s’agit pas de sa bêtise…

Bertrand François : « C’est une honte »

Agressé par un supporter de Podgorica, Bertrand François, l’entraîneur messin, revient sur cet épisode « prévisible »

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Bertrand François, que s’est-il passé à deux minutes de la fin du match ?

« Il s’est passé qu’en dépit d’un déploiement de sécurité impressionnant, avec des gardes et des militaires, un supporter est parvenu à se frayer un chemin jusqu’au banc de touche pour m’asséner un coup de poing par-derrière. »

• Vous a-t-il vraiment touché ?

« Bien sûr. Je l’ai pris ce coup, je l’ai encaissé. Mais peut-être que j’aurais dû faire du cinéma, comme les joueuses de Podgorica ont su si bien le faire pendant le match… »

« De la désolation »

• Quel sentiment vous habite après cet épisode ?

« De la désolation. Après l’affaire Prokop, nous sommes encore victimes d’une agression caractérisée. Durant toute la rencontre, l’ambiance a été détestable ici. Les joueuses ont reçu des jets de billes, de briquets. Certains de ces supporters sont coutumiers du fait mais pourtant, le club n’est jamais sanctionné. C’est une honte. L’EHF (la Fédération européenne de handball) doit absolument prendre des mesures. »

• L’arbitrage n’a-t-il pas joué un rôle dans cette escalade d’incidents ?

« Ce soir, nous sommes encore victimes de ce duo roumain que je connais bien. A Togliati (Russie) il y a plusieurs années, ils étaient déjà passés à côté de l’agression de Nodjialem Myaro. Là, ils m’ont paru une nouvelle fois contre nous, après avoir fait le jeu d’Hypo Niederösterreich en Ligue des Champions à en croire le club d’Aalborg. »

• Finalement, avec tous ces vents contraires, ces sept buts de retard semblent presque miraculeux ?

« Je ne sais pas mais en tout cas, on fera tout pour y croire au retour… »

De notre envoyé spécial à Podgorica

Jean-Michel CAVALLI.

(source : www.republicain-lorrain.fr/)

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