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Maria Bals, un rayon de soleil venu des fjords

Posté par Bruno le 28 octobre 2009

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 Après Toulon et Besançon, Maria Bals a décidé de poser ses valises sur les bords de la Charente pour un an au moins • photo Majid Bouzzit

Pour sa première saison sous les couleurs de l’ACH et malgré une préparation tronquée par une grave blessure, la demi-centre norvégienne veut s’imposer comme une pièce maîtresse.

Un accent scandinave qui se cache derrière un français quasi-impeccable. Une peau mate qui trahit les origines brésiliennes de sa mère.

La belle Maria Bals est déroutante. A la fois, «fière d’être norvégienne» et guidée par l’envie «de découvrir le monde. Même si pour l’heure, ça se résume surtout à la France», plaisante-t-elle.

Rien ne prédestinait pourtant la demi-centre de 28 ans, qui a rejoint Angoulême cet été, à venir fouler les parquets de l’Hexagone.

Mais le pays de la «baguette sous le bras et du béret» a d’autres atouts. «Les palmiers et la mer!», s’empresse-t-elle de dire en souriant.

Et c’est ainsi que Maria, avec sa copine Vigdis, a quitté son petit nid douillet de la banlieue d’Oslo pour rejoindre les bords de la Méditerranée, à 19 ans. Direction Toulon.

«On voulait tenter notre chance à l’étranger tout en évoluant dans de bonnes conditions», raconte celle qui a écumé les sélections juniors et espoirs en Norvège.

Mais l’expérience tourne court pour sa partenaire qui retourne au pays quatre mois plus tard. Maria cogite. «Son départ a été difficile à vivre. Les mois suivants ont été compliqués mais je ne voulais pas partir. Je suis du genre à terminer ce que j’ai commencé».

Du «Toulon bling-bling» au «Besançon cocooning»

Maria s’accroche à son destin et passe finalement sept ans sur la Côte d’Azur avant de rejoindre Besançon. Changement de décor.

La mer laisse place au Doubs, le soleil à la grisaille, les palmiers aux sapins. Maria renoue avec des conditions «plus nordiques» et ce «retour aux sources» l’épanouit.

«Toulon, c’était bien pour entamer ma vie d’adulte. J’étais une jeune handballeuse étrangère à qui tout semblait facile. Pour peu qu’on s’habille à la mode et qu’on connaisse les bonnes personnes. Mais, le piston, l’apparence, ça va un temps.

Ces années m’ont permis de me forger un caractère. Mais, j’avais besoin de retrouver des vraies valeurs. Et à Besançon, j’ai été servie. J’ai côtoyé des gens sincères et chaleureux.»

Sans parler des conditions sportives optimales. «Un jacuzzi, un parquet, un casier à notre nom. C’est vrai qu’on était ‘cocooné’.

Et puis le Palais des sports était plein à craquer à chacun de nos matches. Voir 2.500 personnes vous soutenir, partager votre passion, des petits bouts porter votre maillot, c’est transcendant. J’ai vécu les deux plus belles saisons de ma carrière.»

«Tellement d’autres choses à voir. A vivre»

Mais l’euphorie prend fin le 10 mars dernier avec une rupture des ligaments croisés du genou droit. L’opération est inévitable.

Ce coup dur est suivi d’une rétrogradation administrative du club en division 2 malgré une prometteuse sixième place. «Une fin au goût amer», commente Maria pour qui vient le temps de questions.

L’ACH, à l’affût de la bonne pioche, la contacte. Un contrat à temps partiel avec l’entreprise Lippi (solutions de clôtures), qui cherche à développer son activité en Scandinavie, fait le reste.

«C’était l’occasion de me rapprocher de mon pays et de me dégager un horizon professionnel», explique celle qui a décroché un Master en management au gré de ses pérégrinations. Ambitions revues à la baisse, public moins fervent.

Pour son troisième club français, Maria doit aussi se familiariser avec un nouvel environnement. Moins galvanisant a priori.

«En signant ici, je savais qu’on allait galérer toute l’année. Ce n’est pas nouveau. Le groupe est jeune, restreint mais plein de qualités. Il faut juste qu’on arrive à exprimer notre potentiel et notre engagement en même temps car on doit maintenir le club.

Comme en Norvège, j’aimerais aussi qu’on manifeste plus notre joie et notre rage de vaincre, lance Maria, qui a fait son retour à la compétition, le 4 octobre face à Dijon. J’ai fait une bonne rentrée mais contre Mios et Metz, j’ai été nulle. J’ai encore de l’appréhension mais mon style de jeu fait que je dois aller au combat.»

Un combat que la globe-trotter, fidèle à ses principes, n’envisage pas éternel. «Le jour où j’arrêterai le hand, j’aurai des regrets. C’est sûr. Mais je ne veux pas passer ma vie à courir après un ballon ou à empêcher une adversaire de marquer. Il y a tellement d’autres choses à voir dans ce monde. A vivre.»

Julien RENON
(source : http://ach.charentelibre.com/)

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