Richard Demaret : « Je suis trop lisse, trop doux »

Posté par Bruno le 10 octobre 2008

vendredi 10 octobre 2008

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 Yérime Sylla demande plus de «rugosité» à Richard Demaret, le pivot de la défense de l’USDK. : La Voix du Nord PHOTO JEAN-CHARLES BAYON

Après son succès face à Ivry, en Coupe de la Ligue, l’USDK retrouve le championnat contre des Nîmois toujours invaincus en LNH. Dunkerque n’envisage que la victoire pour rester au contact des meilleurs. Les Nordistes compteront sur leur pivot Richard Demaret, le phare de leur défense. Arrivé sur le tard au plus haut niveau, cet homme, dont on loue les qualités humaines à Dewerdt, sait qu’il doit se faire violence pour dégager davantage d’autorité.

Ainsi doit être Richard Demaret. Lorsqu’on lui demanda si l’absence de langue commune avec le gardien Peter Tatai constituait un handicap, sa réponse éclaira davantage l’homme que le joueur. « Peter, il est plus en réaction qu’Arnaud (Siffert), qui parle plus. On l’entend surtout quand il y a une erreur. On se comprend vite. J’ai hâte qu’il se dépatouille en français, mais c’est plus pour faire connaissance avec le bonhomme. »

Depuis son arrivée à l’USDK (2006-07), l’ancien villeneuvois promène l’image d’un collègue idéal, du professionnel à l’ancienne. Longtemps, il a évolué en D2, sans aborder sa discipline comme un métier. La semaine, il allait aussi à la fac, où il a décroché une maîtrise en géographie. Mais il se voit davantage, plus tard, « dans le sociaux-éducatif. Là, je travaille déjà avec des jeunes. C’est dans le hand pour l’instant, mais ça me botte. » À 31 ans, Richard Demaret est devenu tout à la fois l’un des pivots de la défense de l’USDK et l’un des hommes de vestiaire. Yérime Sylla : « Techniquement, tactiquement, il a compris. Il a le poste clé en défense (poste 3). Il faut qu’il monte d’un cran. Cela ne doit pas être un bon élève, mais un patron. L’adversaire doit le voir, le sentir. Il doit montrer plus de rugosité, même s’il est pour moi l’un des meilleurs défenseurs du championnat. »

Richard Demaret a un rôle majeur à jouer. Il sait que l’homme doit se muer en compétiteur féroce. Ce qu’il n’est pas encore. « Je dois m’extérioriser un peu plus, me faire violence. Ce n’est pas mon caractère. On en discute avec les coachs. Je suis trop lisse, trop doux. Je dois faire plus mal aux adversaires quand je viens fermer. Je dois me concentrer là-dessus sur mes préparations de match », livre le pivot de l’USDK, venu par hasard, au hand, à 16 ans. « J’ai eu un staphylocoque doré. J’ai arrêté le judo. En lisant une revue, j’ai vu que d’anciens bons copains d’école primaire avaient des résultats en hand. Je me suis dit que c’était l’occasion de les revoir et de changer de sport. » Pour « Rasheed », son surnom, en référence à Rasheed Wallace, le joueur de basket (Richard Demaret est passionné de NBA), le sport a toujours été un prétexte à la rencontre.

Il l’attend corsée, ce soir, face à des Nîmois pas souvent pris en défaut sur l’engagement… •

> DUNKERQUE (7e) – NÎMES (5e), ce soir, 21 h, salle Dewerdt. Match en direct sur Eurosport.

- Absents : Lamon (hanche), Touati (cheville).

- USDK : Siffert, Tatai, Petrenko, Bosquet, Siakam, Vermersch, Soudry, Oskarsson, Darssoulant, Mathjis, Demaret, Grocaut, Gheysen, Mokrani.

PAR FRÉDÉRIC SOURICE

dunkerque@lavoixdunord.fr

(source : www.dunkerque.maville.com) 

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